Ce qu’il faut retenir
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Enquête européenne contre Grok pour protéger vos données.
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Risques de deepfakes sexuels générés sans accord préalable.
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Amende possible de quatre pour cent du revenu mondial.
Le 17 février 2026, l’Data Protection Commission irlandaise a annoncé l’ouverture d’une enquête européenne visant Grok, l’outil d’intelligence artificielle intégré à la plateforme X, propriété d’Elon Musk. En cause, la génération d’images sexualisées à partir de photos de personnes réelles, parfois sans leur consentement.
Une enquête sous haute tension juridique
L’Irlande agit en tant que régulateur principal de X au sein de l’Union européenne. L’enquête s’appuie sur le Règlement général sur la protection des données, qui encadre strictement l’utilisation des données personnelles.
Les autorités cherchent à déterminer :
- si des données personnelles d’utilisateurs européens ont été exploitées pour entraîner ou alimenter grok ;
- si la génération d’images à caractère sexuel constitue une violation du droit à la vie privée ;
- si les mécanismes de modération et de contrôle étaient suffisants.
En cas d’infraction avérée, l’amende pourrait atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise.

Grok accusé de “nudification” et d’images intimes non consenties
Le cœur du scandale repose sur des fonctionnalités de modification d’images permettant de produire des versions dénudées ou sexualisées de clichés ordinaires. Des utilisateurs ont partagé des montages visant des femmes publiques ou anonymes.
Cette pratique soulève deux inquiétudes majeures :
- la banalisation des deepfakes sexuels ;
- le risque d’atteinte à la dignité et à la réputation.
Des signalements évoquent même des contenus concernant des mineurs, ce qui pourrait ouvrir un volet pénal distinct.
Une pression européenne qui s’intensifie
L’enquête irlandaise s’inscrit dans un climat de vigilance renforcée autour de l’intelligence artificielle. Le réseau X est déjà sous surveillance au titre du Digital Services Act, qui impose aux plateformes de lutter activement contre les contenus illégaux.
Le dossier grok cristallise une tension plus large : jusqu’où une plateforme peut-elle pousser l’innovation sans franchir la ligne rouge du droit européen ?
Elon Musk face à un mur réglementaire
Depuis son rachat de Twitter devenu X, Elon Musk revendique une vision radicale de la liberté d’expression et de l’expérimentation technologique. Cette approche se heurte à une doctrine européenne beaucoup plus stricte en matière de protection des données et de responsabilité des plateformes.
L’entreprise assure avoir mis en place des garde-fous et restreint certaines fonctions sensibles. Les régulateurs attendent désormais des preuves concrètes.
Un test décisif pour l’intelligence artificielle en Europe
Au-delà du cas grok, cette affaire pourrait créer un précédent majeur. Si des manquements sont confirmés, les exigences imposées à X pourraient servir de modèle pour encadrer d’autres outils génératifs.
La révolution de l’intelligence artificielle redessine les frontières numériques du continent. Comprendre ces mutations, c’est déjà commencer un voyage au cœur d’une Europe qui tente de dompter la technologie sans renoncer à ses valeurs.
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