Le smartphone de 2026 joue sur tous les fronts : photo toujours plus musclée, intelligence artificielle omniprésente et logiciels capables de reconnaître nos proches. Mais derrière les chiffres impressionnants, certaines fonctions demandent encore un peu de réglage.
Les 200 mégapixels ne sont plus réservés à un seul objectif
Les constructeurs chinois poussent désormais très loin la course aux capteurs photo haute résolution. Plusieurs smartphones équipés de 200 mégapixels figurent parmi les modèles les plus intéressants de l’année.
Le Galaxy S26 Ultra reste une option très équilibrée. Son capteur principal de 200 mégapixels, associé à un objectif ouvrant à f/1,4, privilégie la polyvalence. Samsung utilise aussi un ultra grand-angle de 50 mégapixels et plusieurs téléobjectifs.
Mais la vraie bataille se joue sur le zoom.
Le Vivo X300 Pro place ainsi son capteur de 200 mégapixels derrière le téléobjectif périscopique. Avec une focale équivalente à 85 millimètres, le smartphone peut conserver beaucoup de détails lors des recadrages.
Le Vivo X300 Ultra va encore plus loin avec deux capteurs de 200 mégapixels, l’un pour l’appareil photo principal et l’autre pour le téléobjectif. Son capteur principal de 1/1,12 pouce compte parmi les plus imposants du marché.

Oppo veut aussi jouer dans la cour des grands
La gamme Oppo Find X9 arrive elle aussi avec une configuration particulièrement ambitieuse.
Le Find X9 Pro dispose d’un téléobjectif de 200 mégapixels avec zoom optique 3x. Oppo l’utilise également pour la macrophotographie, avec une mise au point pouvant descendre jusqu’à 10 centimètres.
Le Find X9 Ultra adopte une configuration encore plus impressionnante : deux capteurs de 200 mégapixels, complétés par un ultra grand-angle de 50 mégapixels et un autre téléobjectif de 50 mégapixels destiné au zoom optique 10x.
Mais il faut retenir une chose : 200 mégapixels ne signifie pas automatiquement meilleures photos. La taille du capteur, l’optique et le traitement logiciel comptent souvent davantage que le nombre affiché sur la fiche technique.
Google Photos peut aussi avoir un sérieux problème de mémoire
Pendant que les fabricants se livrent bataille sur le matériel, les logiciels continuent d’apprendre nos habitudes. Et parfois, ils apprennent un peu de travers.
Google Photos utilise depuis longtemps la reconnaissance faciale pour regrouper automatiquement les photos d’une même personne ou d’un même animal.
Le système peut être très pratique. Il devient beaucoup moins amusant lorsqu’il commence à mélanger les visages.
Des groupes de visages inconnus peuvent apparaître dans la bibliothèque, tandis que certaines photos de personnes pourtant bien identifiées peuvent être rangées dans un mauvais groupe.

Une petite séance de tri peut remettre les choses en ordre
Google Photos permet heureusement de corriger manuellement ces erreurs.
Dans Photos > Collections > Personnes et animaux, l’utilisateur peut gérer les groupes créés automatiquement. Un visage non identifié peut être associé à une personne déjà enregistrée. Les photos sont alors regroupées et cette intervention contribue à améliorer la reconnaissance future.
Il est aussi possible de supprimer les photos associées à un groupe de visage indésirable. Cette opération retire le groupe sans effacer les photos originales de la bibliothèque.
Une autre fonction permet de vérifier les suggestions de visages. Quelques minutes de validation peuvent donc aider l’algorithme à mieux reconnaître les personnes lors des prochaines importations.
Pour ceux qui n’utilisent pas cette fonction, le choix est encore plus simple : désactiver les groupes de visages permet de ne plus dépendre de cette reconnaissance automatique.

Gemini franchit un cap qui change la donne
Pendant ce temps, Google vient d’annoncer un chiffre spectaculaire pour Gemini : l’application aurait dépassé un milliard d’utilisateurs actifs mensuels.
Google présente Gemini comme son produit connaissant la croissance la plus rapide de son histoire et le quatorzième produit de l’entreprise à atteindre ce niveau.
Les usages donnent aussi une idée de la manière dont les utilisateurs adoptent l’intelligence artificielle.
| usage de Gemini | chiffre communiqué |
|---|---|
| utilisateurs actifs mensuels | plus d’un milliard |
| interactions vocales | 63 % |
| Gemini Live avec caméra ou partage d’écran | 1 interaction sur 5 |
| images générées chaque jour | plus de 150 millions |
| requêtes scolaires avec une pièce jointe | 38 % |
| utilisateurs actifs sur iOS | plus de 100 millions |
La voix occupe notamment une place importante. 63 % des utilisateurs interagiraient vocalement avec Gemini. Les parents qui cherchent une aide rapide pour les tâches quotidiennes figurent parmi les utilisateurs particulièrement actifs.
Gemini est aussi devenu un outil de création. Google indique que le service génère plus de 150 millions d’images chaque jour, avec un intérêt marqué chez les petites entreprises pour la création de contenus marketing.

L’avantage d’android devient difficile à ignorer
Une grande partie des utilisateurs de Gemini vient naturellement de l’écosystème Android. Google revendique aussi plus de 100 millions d’utilisateurs actifs sur iOS, preuve que l’application ne dépend pas uniquement de ses propres smartphones.
Cette intégration donne à Google un avantage particulier : Gemini peut être présent directement dans les appareils et services que des millions de personnes utilisent déjà.
Mais cette croissance a aussi un coût. Faire fonctionner des modèles d’intelligence artificielle pour une audience aussi importante nécessite une infrastructure considérable et des investissements massifs.
La concurrence reste par ailleurs féroce. Les autres grands modèles d’intelligence artificielle continuent de progresser, et les performances dans des domaines comme le codage peuvent rapidement changer la hiérarchie.
Trois batailles qui vont définir les prochains téléphones
Ce qui se dessine en 2026 est assez clair. Les fabricants ne se battent plus uniquement sur la puissance du processeur ou la taille de l’écran.
La compétition se joue désormais sur trois terrains :
- la photographie, avec des capteurs de 200 mégapixels et des zooms toujours plus sophistiqués ;
- l’intelligence artificielle, avec Gemini et des assistants capables de comprendre la voix, les images et l’écran ;
- l’organisation personnelle, avec des services comme Google Photos qui tentent de classer automatiquement des milliers de souvenirs.
Le plus intéressant est que ces trois tendances finissent par se rejoindre. Le smartphone devient à la fois appareil photo, assistant et gestionnaire de souvenirs.
Pour les voyageurs, cela ouvre des possibilités plutôt séduisantes : photographier un paysage lointain avec un puissant téléobjectif, générer rapidement des contenus pour partager son périple et retrouver ses meilleurs souvenirs sans passer des heures à fouiller sa galerie. Reste maintenant à choisir la destination qui mérite d’être immortalisée.
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